| Hooligan, taulard, chrétien |
| Salut ! Je m’appelle Jean et j’étais un
hooligan. La grande satisfaction de ma vie, c’était de détruire ce
que d’autres avaient construit. Ce qui avait pu réjouir d’autres me
hérissait le poil. Dans ma vie, j’ai connu beaucoup d’échecs, à l’école
comme dans la profession. Partout on m’a viré, je n’ai jamais apporté
quelque chose d’efficace. De plus, j’ai eu à souffrir de ma double
nationalité grecque et allemande). Je ne savais pas qui j’étais ni à qui
j’appartenais. Je n’étais ni Allemand, ni Grec et je me sentais
passablement seul sur cette planète. Je me répétais souvent :
"Personne n’a autant de poisse que moi et les autres vont mieux que moi".
Plus tard, lorsque fin des années 70 et début des années 80 les punks et les skinheads se sont installés en grand nombre à Munich, j’ai été fortement attiré par eux. Je suis allé fourrer mon nez un peu partout pour voir ce que c’était et j’ai finalement opté pour les skinheads. Peu importait qui on était, l’essentiel c’était d’être un casseur. Nous nous étions découvert une grand attirance pour le stade de foot.
Le match m’intéressait moins que tous les à-côtés : l’ambiance,
l’action, les dérives. Toute ma vie s’est centrée sur le foot et je suis
devenu un hooligan. Je n’avais aucune idée comment ça se réaliserait pour moi. Je n’avais
rien du tout, ni certificat d’études, ni formation, ni permis de
conduire, pas même un logement. Je vivais tantôt ici, tantôt là. C’est
ainsi que je continuais à végéter, un jour déprimé, le lendemain
agressif. Tout dépendait de la drogue que je m’étais justement enfilée,
hasch ou alcool. Une vie toujours sans but, ni sens. Faux ! J’étais pire. Mes copains m’ont raconté ce qui s’était passé entre-temps et j’ai eu un immense besoin de remise à jour. J’ai voulu rattraper au plus vite ce que j’avais manqué. Résultat : après cinq mois de liberté, j’étais de nouveau en cage pour seize mois. Cette fois la dernière étincelle d’espoir de reprendre un jour une
vie normale avait disparu. J’ai donc décidé de flanquer par-dessus bord
tous les critères moraux et, après ma libération, de suivre un seul but
: faire autant de fric que possible, peu importe la méthode. J’en avais
franchement marre de toujours circuler dans le paysage comme un simple
idiot, les poches et le cœur vides pour, en prime, finir en taule.
J’étais en pleine dégringolade. Je forgeais ces nouveaux plans quand
Dieu a brusquement fait irruption dans ma vie. J’attrapais cette branche et, ainsi retenu, j’oscillais quelque temps
de bas en haut. Lorsque j’étais en bas, je pouvais jeter un coup d’œil
dans une caverne et y apercevoir la crèche avec Jésus et tout ce qui
l’entourait. je n’ai, une fois de plus, rien compris. Quelques mois plus
tard, j’allais m’apercevoir que Jésus pouvait devenir le point d’ancrage
de ma vie. Après mon transfert dans une autre prison, un surveillant m’a demandé si je désirais assister à un partage biblique. J’ai accepté et j’ai appris là tout ce que je voulais savoir sur Dieu et sur son fils Jésus-Christ. J’ai découvert que nous sommes pécheurs et mûrs pour l’enfer. En fait, pour moi c’était déjà clair que si Dieu existait, j’irais en enfer. J’ai aussi appris une chose sensationnelle : Jésus, le Fils de Dieu, est venu pour régler notre dette à la croix, entièrement et sans paiement de notre part. J’ai aussi appris que si je le voulais, il pouvait faire de moi un homme tout à fait nouveau. Je le voulais et, par la foi, j’ai accueilli le cadeau de Son
pardon. Dans une prière, je Lui ai demandé de bien vouloir entrer dans
ma vie et de faire de moi un autre homme. Sur le moment, rien de
particulier ne s’est produit ; il n’y a pas eu de sensation spéciale, ni
rien de supra sensoriel, mais je savais que quelque chose était devenu
différent, sans pouvoir dire quoi. Le surveillant m’a remis l’adresse de
l’église où je pourrais me présenter après ma libération. J’y suis
encore. |
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